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Vingt ans après : à quoi sert encore l'association ?

En répondant point par point aux questions de la Direction des ressources marines, l'association a dressé, sans le vouloir, un bilan de ce qu'elle porte — et de ce qui reste fragile.

L’association a transmis à la Direction des ressources marines (DRM) un dossier détaillé à l’appui de sa demande de subvention : nombre d’enfants touchés, répartition des référents par secteur, temps passé sur l’eau, matériel, actions de sensibilisation. Chaque chiffre y est sourcé.

Lire la réponse à la DRM (PDF, 123 pages)

Ce que le dossier montre

Le PGEM est en application depuis 2004. Vingt ans plus tard, l’île a un plan, un comité de gestion — mais toujours pas de gestionnaire attitré, et le rôle de l’association reste défini de façon floue dans le texte.

Dans les faits, c’est elle qui :

  • tient la surveillance participative — huit secteurs, un référent bénévole par secteur, une veille quotidienne le long du littoral et des sorties de nuit ;
  • porte la sensibilisation — les films « L’enfant du lagon », les ateliers dans les écoles, la présence sur les événements de l’île ;
  • fait le lien entre les habitants du lagon et les institutions.

Comme l’a relevé la DRM elle-même, cette veille bénévole représente « autant d’économie pour la collectivité » qu’il faudrait sinon assurer par des agents rémunérés.

Ce qui reste fragile

Le dossier le dit aussi sans détour : le bateau de l’association est immobilisé faute d’assurance, les référents interviennent sans équipement dédié, une partie de la signalisation des zones protégées est dégradée, et le local de l’association n’est pas reconduit au-delà de 2026.

L’association fêtera ses vingt ans en avril 2027. La question qu’elle pose au Comité de Gestion est simple : quel rôle entend-il lui confier pour la suite ?